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Des formations professionnelles difficilement accessibles aux analphabètes

Des formations professionnelles difficilement accessibles aux analphabètes

Sans un minimum d’études, impossible d’accéder à des formations pour trouver un emploi. Un cercle vicieux.

74% des demandeurs d’emploi inoccupés à Molenbeek sont peu qualifiés. Des centres de formation sont présents dans la Commune pour remédier à ce problème. La Mission locale et le Centre de formation de Molenbeek gère l’un d’eux, le restaurant l’Aft-heure. Un an de formation est proposé à une trentaine de personnes. La plupart d’entre eux ne trouvaient pas de travail faute de qualification. Certains étaient en décrochage scolaire.

Les formateurs du restaurant veulent insérer professionnellement les stagiaires qu’ils forment. « 80% des stagiaires trouvent un emploi après le stage de fin d’année ». Alain Morelle, l’un des quatre formateurs, a reçu des échos positifs du travail de ses stagiaires auprès des restaurants où ils ont suivi un stage. « Ils ont de meilleures bases qu’après une école d’hôtellerie ».

Mais le bémol de cette formation est que les stagiaires ne viennent pas de Molenbeek mais des communes alentours. Les Molenbeekois les plus touchés par la précarisation, ayant un niveau d’études faible, n’y ont pas accès. Ce phénomène se retrouve plus largement au sein de nombreuses formations. Pour y accéder, il est nécessaire de savoir lire et écrire le français. A l’Aft-heure, une sélection précède l’année de formation. Un test écrit en fait partie. Un analphabète est donc incapable d’y participer.

Le long format des étudiants en journalisme de l’ULB, intitulé « Sabir », sera publié prochainement et portera sur le parcours semé d’embûches des analphabètes pour s’intégrer à Molenbeek, mais aussi pour trouver un travail.

Arthur Drouart

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