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Posted by in Infos en plus

Gentrification, la fausse bonne idée du politique

Gentrification, la fausse bonne idée du politique

Restaurant chic à droite, logement social à gauche, à coups d’investissement publics, d’initiatives privées et depuis maintenant une dizaine d’années, Bruxelles se gentrifie.

Sur papier, la recette tient la route : laissez les pouvoirs publics concocter quelques plans de revitalisation des quartiers centraux, attirez investisseurs et jeunes ménages diplômés, mélangez et vous devriez obtenir un semblant de cette fameuse mixité sociale.

Mais sur le terrain, la sauce ne prend pas.

Et pour cause, la revitalisation de certains quartiers – la portion de canal molenbeekoise en est un parfait exemple – canalise les investissements privés, s’ensuit une flambée des prix de l’immobilier ce qui débouche sur la fuite des populations précarisées. Loin du « win-win » escompté, la crise du logement s’en trouve déplacée mais en aucun cas résolue.

Mais d’où peut bien provenir cette fausse bonne idée ?

Si l’on élargit la focale et que l’on s’arrête sur les grandes métropoles occidentales, la réponse vient assez facilement. Loin d’être première dans le domaine, Bruxelles ne fait que suivre une tendance pour laquelle New York et Londres sont à la pointe. Le politique y voit un schéma directeur à appliquer à la lettre, sans en remettre en question le postulat de base : amener des riches à habiter dans des quartiers précarisés est-il profitable à la population déjà en place ?

La réponse, pour l’instant, est négative, surtout quand on sait qu’un ménage bruxellois sur deux consacre déjà plus de 40% de son budget au logement, au détriment des loisirs, de la santé, voire pire, de l’éducation…

Benoît Deplasse

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